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Présidentielles 2017 : qui pense à la formation ?

 

Clairement identifiée comme un levier d’action pertinent pour l’ensemble des candidats aux élections présidentielles de 2017, la formation devient petit à petit un sujet plus courant. Sur les 11 candidats, seuls trois ne se sont pas exprimés sur le sujet. Avec plus ou moins de détails, voici les propositions des candidats majeurs concernant l’avenir de la formation professionnelle.

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Les candidats du développement

Nicolas Dupont-Aignan : se concentrant sur les jeunes non qualifiés ou la famille, l’élu propose, entre autres, deux mesures phares : proposer un droit à la formation suite à un congé parental et consacrer un budget plus important pour former deux publics : les jeunes en décrochage et les chômeurs de longue durée.

À noter : le candidat de «  Debout la France  » pense également au numérique en proposant d’intensifier les formations au numérique et à l’entrepreneuriat au Pôle Emploi. En savoir plus.

François Fillon : le candidat des Républicains propose lui, de détruire le système actuel pour fonder un «  capital formation  ». Grâce à cette nouvelle pratique, le président du parti de droite souhaite «  rationaliser  » et «  débureaucratiser  » le fonctionnement de la formation professionnelle. Cela permettrait de faciliter le retour ou l’accès à l’emploi. En savoir plus.

Benoit Hamon : la personnalité à la tête du Parti Socialiste propose une réforme simple : chaque actif aura le droit à un an de congé-formation. L’élu propose également d’accentuer la formation dans les métiers du numérique et de la technologie. En savoir plus.

Emmanuel Macron : le plus jeune candidat aux élections présidentielles propose plusieurs projets pour améliorer la formation. Il souhaite en premier lieu faire transvaser la contribution des entreprises aux salariés. Ceux-ci pourront alors décider librement de leur prestataire de formation. De plus, il souhaite mettre l’accent sur la formation pour les chômeurs en priorité.
Du côté des organismes de formation, un contrôle plus accru aboutira à une labellisation des centres. Concrètement, les organismes seront obligés d’afficher leur performance : retour à l’emploi, impact sur la trajectoire salariale… Afin de figurer dans la liste des organismes agréés.
Côté finances, le président d’En Marche propose d’allouer 15 milliards d’euros pour favoriser la formation professionnelle. En savoir plus.

Les réformateurs de la formation

Jean-Luc Mélenchon : le député européen propose quant à lui de construire une nouvelle organisation de la formation pour l’inclure dans le service public de l’enseignement. Pour finir, il cible les publics : travailleurs non ou peu qualifiés et chômeurs. En savoir plus.

Marine Le Pen : très rapidement, la présidente du Front National propose une «  formation professionnelle plus efficace, moins opaque et moins coûteuse  ». Rien de plus ne figure dans son programme. En savoir plus.

Au-delà des propositions citées ci-dessus, il est intéressant de noter la part allouée à la formation dans chaque programme des présidentielles. Jacques Cheminade propose le projet le plus détaillé (à l’image de son long programme). Emmanuel Macron donne lui une place entière à la formation malgré un programme succinct. Jean-Luc Mélenchon, Benoit Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lasalle et François Fillon ouvrent des pistes de réflexion. En dernier vient la proposition obscure de Marine Le Pen qui aura au moins fait l’effort d’en parler. En revanche, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et François Asselineau ne l’ont pas évoqué.

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